lundi, 27 juin 2005
DECOUVERTE : Marseille, découverte d'une basilique paléochrétienne
La communication de cette découverte date du mois de Janvier 2004. Elle s'inscrit dans la liste des découvertes récentes de vestiges très importants sur le plan architectural (voir les notes sur Arles, Rézé, Roanne, Ajaccio).
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Source : Diocèse de Marseille clic
(Photo D. Paquier-Galliard)
C’est à l’occasion de travaux pour la construction d’un parking, rue Malaval, à Marseille, que Manuel Moliner, archéologue municipal de la Ville de Marseille et son équipe de l’Institut National de Recherche en Archéologie (*), ont fait la découverte d’un édifice funéraire paléochrétien du Ve siècle.
Cette basilique, longue de plus de 40 m et de 18 m de large, est à ranger aux côtés des édifices majeurs du premier art chrétien de notre pays.
Dans l’abside semi-circulaire, à droite de l’implantation de l’autel, ont été retrouvées deux tombes de calcaire rose de la Couronne recelant deux cercueils de plomb.
Cet édifice est composé de quatre piliers, d’une clôture en marbre décorée d’écailles, surmontée de dalles de marbre.
On découvre sur ces dalles un trou, entrée d’un dispositif destiné à faire circuler, à l’intérieur de la tombe, sur les sarcophages de plomb, un liquide (eau ou plus probablement huile) qui sera sanctifié par le contact des reliques. Un tuyau de plomb à la base permet de recueillir le précieux liquide.
Actuellement aucun indice ne permet d’identifer les personnages inhumés. Seuls l’ampleur de l’édifice et le nombre de sépultures regroupées autour laissent penser qu’il s’agit de personnages vénérés.
En effet, autour de cette "memoria" (sépulture d’un personnage important qui génère un culte) sont regroupés de nombreux sarcophages d’adultes et d’enfants (228 tombes exhumées et répertoriées).
Le mobilier funéraire était divers :
- amphores, parfois regroupées, parfois emboîtées lorsque la taille du mort dépassait celle de l’amphore,
- sarcophages en forme de caissons (la présence de clous attestent qu’il y a eu parfois des sarcophage en bois),
- tombes bâties, avec des plaques d’argile, des tuiles, constructions en V inversé,
- fosses en pleine terre.
Nombre de sépultures sont orientées est-ouest, la tête du mort disposée vers l’ouest, pour regarder vers la Jérusalem céleste lors de la résurrection.
La plupart des tombes n’avaient pas été ouvertes. Sobres, anonymes, elles ne comportent que très rarement des inscriptions. Quelques dessins sur des tuiles doivent être décriptés : marques de fabrique du potier ou signification rituelle ?
Très peu d’objets sont présents dans les tombes.
Les anthropologues qui travaillent sur ce chantier étudient les squelettes et peuvent déjà affirmer que hommes, femmes et enfants y sont présents.
A l’extérieur de l’édifice un ossuaire de 60 individus a été retrouvé.
Cette nécropole se trouvait en bordure de la voie antique qui reliait Marseille à Aix. Il semble qu’elle ait été abandonnée vers la fin du 6ème siècle. Pour quelle raison ? Vénération des personnages inhumés émoussée ou bien terrain propice aux inondations.... Les pierres de la basilique ont été très rapidement réutilisées sur d’autres chantiers, mais la memoria n’a pas été démontée et les tombes sont restées intactes.
Le Cardinal Bernard Panafieu et Mgr Benoît Rivière, évêque auxiliaire, ont visité le site en compagnie de Manuel Moliner et de Jean Guyon, spécialistes de cette période de l’histoire chrétienne en Provence.
Depuis le site a été évacué, des moulages des parois de la basilique ont été réalisés et toutes les tombes y compris les sarcophages de pierre et bien sûr l’intégralité de la memoria ont été prélevés pour étude, restauration et présentation au public. Le chantier du parking a repris son cours.
Désormais, les vestiges sont entreposés dans un laboratoire municipal et archéologues, anthropologues, historiens... poursuivent leurs recherches à l’aide des dernières techniques.
Un programme de publications et d’expositions est en cours d’élaboration. En attendant le bilan définitif de ces recherches, Manuel Moliner donne des conférences régulières sur l’avancement de la connaissance de ce site encore énigmatique.
Ces vestiges seront-ils un jour remontés sur un nouveau site accessible au public ? M. Gaudin, Maire de Marseille, a demandé à ses services d’étudier cette reconstitution grandeur nature. C’est le souhait émis par nombre de Marseillais très intéressés par cette découverte importante de leur histoire.
Voir d'autres photos sur le site ici
(Photos D. Paquier-Galliard)
(*) INRAP clic
07:20 Publié dans Archéologie, Découverte, Un monument, Un site archéologique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 17 juin 2005
DECOUVERTE : Arles, vestiges d'une basilique paléochrétienne
Des découvertes majeures sont intervenues plus ou moins récemment, découvertes qui ont permis de mettre en lumière des sites comme Roanne, Rézé (Loire Atlantique) ou le site Alban à Ajaccio (Corse-du-Sud) que nous avons déjà évoqué ici.
Aujourd'hui, nous partons pour Arles...
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Source : CNRS, Sciences de l'Homme et de la Société,
Articles à la une clic
Publié le 12/12/2003
Auteur des recherches : Marc Heijmans
Laboratoire : CNRS Centre Lenain de Tillemont Bibliothèque d'Histoire des Religions
1) Contexte historique
A Arles (B.-du-Rh.), une campagne de sondages archéologiques a mis au jour une très grande abside appartenant sans aucun doute à une église paléochrétienne, dont on soupçonnait déjà l’existence à cet endroit, à la lecture des textes antiques.
En effet, des textes du VIe siècle de notre ère, notamment la vita (bibliographie) de l’évêque Césaire (502-542) et la Règle monastique que ce dernier avait rédigée pour les moniales de son couvent, laissaient penser qu’à cet emplacement, dans l’angle sud-est de la ville, se trouvait la cathédrale primitive de l’Église d’Arles, dont le premier évêque est attesté dès 254. La date de cette cathédrale n’est pas encore connue, mais selon toute probabilité, elle a dû intervenir peu de temps après que le Christianisme a été accepté comme religion, sous l’empereur Constantin (“édit de Milan”, en 313). La ville d’Arles, et donc son Église, étant l’une des plus importantes des Gaules durant l’Antiquité tardive, l’évêque arlésien n’a sans doute pas attendu longtemps pour construire sa cathédrale, que l’on peut donc supposer dans le courant du IVe siècle
Après le transfert de cette première cathédrale vers le centre-ville (première moitié du Ve siècle ?), à l’emplacement de l’actuelle église Saint-Trophime, l’église abandonné est certainement resté en usage pour le culte, jusqu’au début du VIe siècle, quand l’évêque Césaire l’adapte pour construire à ses côtés un monastère de femmes, dédié à saint Jean et placé sous l’autorité de sa soeur, Césarie. Pour ce monastère, Césaire, qui avait reçu de l’évêque de Rome le pallium et le titre de “primat des Gaules”, avait écrit une Règle de vie monastique assez détaillée (la première de ce genre destinée spécifiquement à une communauté féminine), qui nous donnent plusieurs indications sur la topographie de son monastère. A sa mort, le couvent comptait plus de 200 moniales.
2) Nature des vestiges
La découverte a eu lieu lors d'une opération de diagnostic archéologique réalisée par F Reynaud de l'INRAP (*), assisté par M. Heijmans, CNRS, préalablement à la construction d'un immeuble destiné à accueillir le Médiapôle d'Arles dédié aux nouvelles technologies.
Les vestiges partiellement mis au jour dans un espace de 300 m2 environ consistent en une vaste abside à pans coupés à l'extérieur et de plan semi-circulaire à l'intérieur. Cette construction en moellons d'un diamètre de 19.60 m dans l'œuvre délimite un couloir circulaire pavé d'une mosaïque polychrome qui enserre une seconde abside de 9.50 m de diamètre dans l'œuvre. Cette dernière présente un sol revêtu de marbre surélevé de 0.40 m par rapport à un dallage de marbre, qui règne au même niveau que la mosaïque du couloir. Cet ensemble devait ouvrir à l'ouest sur la nef, dont le plan n'est pas encore connu. Les dimensions de l’abside laisse cependant envisager une emprise considérable pour cette église, qui est certainement l’une des plus grandes connues de la Gaule antique.
Des bâtiments connexes, dont l'extension et la nature ne peuvent être précisés à ce stade de l'étude, communiquaient pour certains avec le chevet. Les niveaux d'abandon et de spoliation d'une pièce adossée au nord de l'abside sont datés, d'après le matériel céramique, de la fin du VIe siècle ou du début du VIIe siècle ap. J-C. Des reprises de maçonnerie en moyen appareil laissent supposer que l'église a connu des transformations ultérieures, dont les chronologies doivent être précisés par des fouilles futures.
L'implantation de ce monument, sa taille et la richesse de son ornementation laissent supposer avec assez peu d'incertitude qu'il s'agit de la première cathédrale de la cité d'Arles qui remonterait au IVe siècle ap. J-C. L'abside à pans coupés d'une église découverte un peu plus au sud par F. Benoit en 1947 n'est pas sans rappeler le plan du chevet qui vient d'être mis au jour. Ces deux découvertes permettent de porter l'emprise du monastère St-Jean, et peut-être aussi du groupe cathédral qui l'a précédé, jusqu'au rempart antique au sud.
Des négociations sont en cours pour rendre compatible la construction de la Médiapôle avec la préservation les vestiges pour une étude plus complète et leur mise en valeur dans l’avenir.
(*) INRAP clic
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Voir aussi :

Source : Site officiel de la ville d'Arles clic
Article créé le 19/11/2003
Dans l’histoire millénaire d’Arles – la ville aura 2050 ans en 2004 –, une période restait dans l’ombre, celle des premiers chrétiens qui y vivaient aux IIIe et IVe siècles. Outre les documents d’archives et les reliques, comme vestiges monumentaux, nous n’avions que la nécropole des Alyscamps. La découverte en octobre des fondations d’une cathédrale sur le chantier du futur médiapôle est d’une importance considérable. Elle va permettre aux historiens et archéologues d’enrichir leurs connaissances et la nôtre.
C’est naturellement un trésor patrimonial supplémentaire qui va conforter la notoriété d’Arles. Une fois les fouilles archéologiques menées à leur terme, les élus souhaitent que la population puisse visiter le site.
Des fouilles archéologiques préalables
« Lorsque fin octobre les archéologues ont dégagé les premiers pans de murs, on a eu l’intuition qu’ils allaient faire d’autres découvertes. C’est extrêmement émouvant de se trouver aujourd’hui devant ces fondations, ces pavements et mosaïques », raconte Jules Nyssen, conseiller municipal adjoint au Patrimoine.
Les archéologues effectuaient une mission préalable d’inspection du site avant le démarrage du chantier de construction du médiapôle, explique Bouzid Sabeg, directeur du Patrimoine à la Ville. « Quand une zone a un potentiel archéologique connu, les permis de construire sont envoyés à la Drac (direction régionale de l’action culturelle) au service régional d’archéologique. Il prend un arrêté de prescription de diagnostic archéologique ». Tout le haut de la ville est dans ce cas.
« Les investigations étaient de deux natures : sur le sous-sol pour vérifier ce qu’il y avait dessous ; sur les élévations pour repérer les restes de la période médiévale » détaille Bouzid Sabeg. La découverte a eu lieu au moment où l’on a commencé à « décaisser le sol » pour dégager l’emplacement qui devrait supporter un des bâtiments à construire.
« Nous avons un patrimoine antique extrêmement important. De même pour les périodes médiévale et la Renaissance mais pas de patrimoine monumental de la période paléochrétienne. Compte tenu de l’importance des premiers chrétiens à Arles, on se doutait qu’un jour on découvrirait quelque chose quelque part. On l’a trouvé ! »
Deux autres sites similaires en Occident
« L’église d’Arles existe depuis le milieu du IIIe siècle », rappelle Jean-Maurice Rouquette, conservateur en chef honoraire des musées d’Arles. « Elle est attestée depuis 254 par une lettre de Saint-Cyprien de Carthage au pape de Rome qui se plaint de l’évêque d’Arles. Mais nous n’avions pas de lueurs de la communauté chrétienne vivante. L’apparition de cette grande basilique datée du IVe siècle (on affinera plus tard) au cœur d’Arles est un événement insigne » ajoute l’historien. « Le 1er août 314 l’empereur Constantin demandait à l’évêque d’Arles de recevoir les évêques d’Occident (Espagne, Angleterre, de Gaule, de Germanie, Italie) pour débattre de l’hérésie Donatiste. 43 évêques sont venus ici. Mais où s’est tenu ce concile on n’en sait rien. Certainement qu’après, l’église d’Arles ayant été sous les feux des projecteurs impériaux, la construction de la basilique a été décidée ».
A ce moment des fouilles, le conservateur précise qu’il faut rester prudent sur l’inventaire de ce que l’on a découvert. « Il y a au moins deux églises, le baptistère, le cloître, la maison de l’évêque, et d’autres bâtiments annexes de la basilique. »
On ne connaît que deux bâtiments paléochrétiens* équivalents, celui de Trèves (Allemagne) et à celui de Genève. Mais d’après Bouzid Sabeg, « à Genève on a une cathédrale reconstituée à partir de trois pierres qui forment un petit pan de mur, grâce au savoir archéologique. Ici on a trouvé une représentation physique exceptionnelle par son étendue, tout le chevet en place jusqu’à 1,2 mètre de haut, le chœur, les pavements de sol, des mosaïques… »
Recouvrir les vestiges ou fouiller plus longtemps
Le premier diagnostic rendu par les archéologues sera vraisemblablement très positif ! « Nous sommes donc sûrs que l’on va vers un arrêté de prescription de fouilles archéologiques » annonce Bouzid Sabeg.

Détail d’une mosaïque dégagée lors des fouilles
Deux hypothèses se présentent : les archéologues une fois les relevés effectués estiment que pour préserver la valeur scientifique du site il est préférable de tout reboucher d’autant que dès son exposition à l’air libre accélère la dégradation. Dans ce cas, une fois les vestiges enfouis on reprend la construction du Médiapôle, isolé du site par une dalle par exemple.
Mais les responsables du patrimoine comme les élus d’Arles estiment qu’une découverte d’une telle valeur ne doit pas être dissimulée aux Arlésiens comme aux visiteurs friands d’histoire. L’autre hypothèse consisterait alors à adapter la construction du bâtiment en fonction de la situation géographique des fouilles à continuer.
A partir d’un premier relevé, on pourrait insérer des piliers sur lesquels poser le bâtiment. Sitôt cette « couverture » installée sur le site des fouilles, celles-ci seraient de fait « protégées » par le médiapôle. Les scientifiques auraient ainsi tout le temps nécessaire pour achever correctement leur travail.
La modernité valorise le patrimoine
Pour Hervé Schiavetti, le défi à relever est passionnant. « Sur le plan architectural, on peut imaginer un projet encore plus audacieux. Il s’agirait d’intégrer le bâtiment moderne à la mise en valeur d’un site de très grande valeur patrimoniale. Prouver que l’on peut faire les deux », explique le maire. « Comme ce que l’on va réaliser au Théâtre antique, où la scénographie proposée sera aussi une mise en valeur du site antique ».
« Entre le passé et la modernité, à Arles il n’y a pas d’opposition ou d’antinomie. Il faut trouver la convergence entre les propositions de développement économique et la conservation et la restauration du patrimoine ».
« Certaines villes se cherchent une image à travers leur patrimoine, leur passé. Arles n’a pas besoin de se construire une image, elle l’a déjà. Dans le monde entier, elle est connue pour ses monuments romains, médiévaux ou de la Renaissance. Cette notoriété là, c’est sa modernité. C’est aussi ainsi que les Arlésiens la perçoivent, une ville avec un patrimoine exceptionnel.
Dans notre culture, c’est aussi important que l’Arlésienne, la Camargue et ses chevaux, la tauromachie et les ferias. Quand cette découverte a été annoncée, les gens m’ont interpellé dans la rue “Vous n’allez pas la recouvrir, on va pouvoir la voir ?”. Il n’est donc pas question devant une découverte de cette importance de faire comme si de rien n’était.
Il n’y a pas d’un côté le passé et le patrimoine, de l’autre l’avenir et les technologies de l’information. Regardez le Lerm et Art graphique et patrimoine, deux entreprises au cœur de technologies récentes. L’une analyse les matériaux et les bétons d’aujourd’hui. Elle s’est installée à Arles, intéressée par les chantiers du Plan patrimoine antique. L’autre, spécialisée dans la modélisation des bâtiments patrimoniaux, a montré comment ses techniques pouvaient servir à la restauration et à la mise en valeur du patrimoine arlésien, elle est installée à la commanderie Sainte-Luce ».
Hervé Schiavetti vous invite à une conférence sur cette découverte le 2 décembre à 14 heures au théâtre d’Arles. Elle sera suivie d’une visite sur le site du chantier.
* Epoque paléochrétienne : du grec palaios, ancien.
Défini par son style et son iconographie, l’art des premiers chrétiens, dit paléochrétien, est l’expression de la foi tout juste révélée et de la ferveur religieuse d’une société s’affirmant au sein de l’Empire romain en crise. Les vestiges connus remontent au milieu du IIIe siècle et se développent jusqu’au 5e siècle.
(source www.arles-antique.org)
D'autres photos visibles sur le site.
À lire
Arles et les technologies de l’information
11:40 Publié dans Archéologie, Découverte, Un monument, Un site archéologique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 13 juin 2005
CORSE : Découverte d'un baptistère paléochrétien à Ajaccio
La progression des fouilles sur le site Alban à Ajaccio (Corse-du-Sud) a pris une tournure que l'on pouvait espérer sans oser imaginer une telle découverte, celle d'un baptistère paléochrétien.
On peut maintenant souhaiter que l'importance des découvertes effectuées par l'équipe de l'INRAP offre un autre avenir à ce site que celui qui lui est dévolu (opinion strictement personnelle) :
Voir à ce propos la note du 7 avril 2005
CORSE : Découverte sur le site Alban clic
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Source : Communiqué de l'AFP
Publié le jeudi 9 Juin 2005, 16h11

(Photo Stephan Agostini/AFP)
Les vestiges extrêmement bien conservés d'un baptistère de la première cathédrale d'Ajaccio, datant probablement du Ve siècle, ont été mis au jour, ce qui constitue une découverte exceptionnelle, selon l'Inrap qui en a fait l'annonce jeudi.
L'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) considère que cette découverte conforte l'hypothèse d'une évangélisation de la Corse à partir de l'Afrique du Nord.
"Cette découverte est exceptionnelle car le baptistère date du paléochrétien (des premiers chrétiens, entre les Ier et Ve siècles, ndlr) et les découvertes de ce genre sont assez rares en France", a expliqué à l'AFP Daniel Istria, l'archéologue de l'Inrap responsable de cette fouille.
Son équipe travaille depuis mars 2005 sur le "site Alban", tout proche du centre ville, sur lequel avait été érigée, dans les années 1930, une Manufacture des Tabacs d'Ajaccio, dont il ne reste plus qu'une belle façade dans le style mauresque, inscrite à l'inventaire des monuments historiques.
Le baptistère mis au jour, "dont la construction date à première vue du Ve siècle, mais que seule une analyse à venir permettra de dater de manière plus fiable", était "associé à la première cathédrale d'Ajaccio, dont la localisation précise est encore inconnue", explique l'Inrap.
Sur cinq baptistères associés au premier siège épiscopal de l'île, situé probablement, comme cette récente découverte, au coeur de l'agglomération antique d'Ajaccio, trois ont été mis au jour jusqu'à présent: Mariana (à Lucciana, Haute-Corse), Sagone (Corse-du-Sud) et celui du site Alban.

Un squelette découvert dans une des 81 tombes d'un cimetière médiéval de la première cathédrale de la ville, le 9 juin 2005 à Ajaccio
(Photo Stephan Agostin/AFP)
Cette découverte permet notamment, selon M. Istria, de conforter l'hypothèse selon laquelle l'évangélisation de la Corse s'est faite à partir de l'Afrique du Nord: le baptistère découvert et extrêmement bien conservé est constitué d'une abside au centre de laquelle la grande cuve baptismale, d'une profondeur de 1,34 m, est cruciforme, un détail à rapprocher des modèles découverts en Afrique du Nord.
La fouille d'un important dépotoir associé à ce complexe a permis de recueillir près de 5.000 fragments de céramique, sur lesquels les experts commencent à travailler. En outre, un cimetière édifié sur le baptistère après son abandon, au VIe ou VIIe siècle, a permis de découvrir 81 tombes aux sépultures extrêmement variées et aux squelettes très bien conservés.
Selon l'Inrap, l'archéologie préventive, qui impose, en vertu d'une loi, de procéder à un diagnostic archéologique avant toute construction ou aménagement important, privé ou public, a permis en quatre ans d'existence d'apporter "une actualité scientifique sans précédent pour la période charnière entre la fin de l'Antiquité et le début du Moyen-Age". Les archéologues de l'Inrap, établissement public qui recèle la plus importante structure archéologique française, travaillent sur près de 2.500 chantiers par an.
Ils ont notamment mis au jour quatre basiliques paléochrétiennes dont les datations oscillent entre le IVe et le Ve siècle: Arles et Marseille, Rezé (Loire-Atlantique) et Roanne (Loire).
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Voir aussi le site de l'INRAP clic
Découverte d’un baptistère paléochrétien à Ajaccio
09/06/20
Une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) vient de mettre au jour les vestiges du baptistère paléochrétien de la première cathédrale d’Ajaccio (Corse). Sur prescription de l’État, les archéologues travaillent depuis mars 2005 sur une parcelle vouée à la construction d’un parking et d’un immeuble par son propriétaire, M. Joseph-Marie Torre, rue François-del-Pellegrino.
Aux origines de la Corse chrétienne
L’intérêt archéologique du quartier a été souligné à maintes reprises depuis 1738 et les découvertes réalisées au gré des travaux agricoles et d’urbanisation ont conduit les historiens à localiser dans ce secteur l’agglomération antique d’Ajaccio. C’est aussi ici que se trouvait le siège épiscopal, mentionné pour la première fois dans une lettre du pape Grégoire le Grand datée de 601. Le groupe cathédral était placé sous le vocable de saint Jean et de saint Eufrase, dont les reliques furent peut-être transportées en Corse par les évêques africains lors de la persécution vandale du Ve siècle.
Le baptistère paléochrétien
Associé à l’église cathédrale, dont la localisation précise est encore inconnue, le baptistère est constitué d’une abside (4,60 x 3,50 m) encadrée de plusieurs bâtiments, au centre de laquelle se trouve une grande cuve baptismale cruciforme (2,68 x 1,39 m, profondeur 1,34 m), et dont le modèle est à rechercher en Afrique du Nord. Dans le courant du haut Moyen Âge, et à deux reprises, ce bassin a fait l’objet de transformations visant à réduire son volume et à l’adapter à l’évolution du rite. Cette cuve est associée à un bassin cylindrique plus petit (80 cm de diamètre), peut-être destinée au lavement des pieds des catéchumènes, avant le baptême proprement dit.
La fouille d’un important dépotoir, associé à ce complexe, a permis de recueillir près de 5 000 fragments de céramique. La diversité de leur provenance montre que le site a été, au VIe et VIIe siècles, et peut-être encore au VIIIe siècle de notre ère, pleinement intégré dans les réseaux commerciaux méditerranéens.
Le cimetière médiéval
Après l’abandon du baptistère, un cimetière est installé sur leurs ruines qui ont conditionné son organisation générale. Quatre-vingt tombes ont été repérées et fouillées. La typologie des sépultures est extrêmement variée : en amphore, sous tuiles, en coffre de pierres, rupestres et en pleine terre. Elles renvoient à des exemples sardes, italiens et du Midi de la France que l’on retrouve du VIe siècle au XIIe siècle. Il faut ajouter à cette liste, le sarcophage en marbre blanc orné de l’image du défunt encadré des génies des quatre Saisons accompagnés du " Bon pasteur " et de Dionysos, découvert sur ce même site en 1938.
Plusieurs tuiles de terre cuite utilisées pour la construction de ces tombes portent des signes dessinés sur la pâte avant cuisson (nœuds, porte surmontée d’un demi soleil, croix) et surtout des inscriptions dont le sens reste à déterminer. Les squelettes sont dans un bon état de conservation. Les premières observations permettent de reconnaître une grande majorité de sujets plutôt jeunes (entre seize et quarante ans environ) ainsi qu’une proportion à peu près égale d’hommes et de femmes.
Les apports de l’archéologie préventive à la connaissance de la période paléochrétienne
Le site d’Ajaccio vient compléter la connaissance des ensembles baptismaux de la même période en Corse comme ceux de Mariana, Sagone, Bravone ou Rescamone. En quatre ans, l’archéologie préventive a apporté une actualité scientifique sans précédent pour la période charnière entre la fin de l’Antiquité et le début du Moyen Âge. En effet, les archéologues de l’Inrap ont mis au jour quatre basiliques paléochrétiennes dont les datations oscillent entre le IVe et le Ve siècle : Arles et Marseille (Bouches-du-Rhône), Rezé (Loire-Atlantique), Roanne (Loire).
Responsables
Responsable d'opération : Daniel Istria, Inrap
Contrôle scientifique : Service régional de l’Archéologie (Drac de Corse)
Aménageur : SARL Alban Torre et Consors
Cliquez sur les photos pour agrandir l'image

Détail des cuves paléochrétiennes, 2005, cliché : T. Maziers (INRAP)

Vue générale des vestiges archéologiques paléochrétiens et médiévaux, 2005, cliché : T. Maziers (INRAP)

Sépulture romaine aménagée avec des tuiles (tegulae) en battière dont certaines portent des inscriptions, 2005, cliché : D. Istria (INRAP)

Production céramique d'Afrique du Nord du VI° siècle ap. J.-C., 2005, cliché : T. Maziers (INRAP)

L'ensemble baptismal en cours de fouilles, 2005, cliché : T. Maziers (INRAP)

Une vue générale du site, 2005, cliché : T. Maziers (INRAP)
Site de l'INRAP clic
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Voir une video sur le site de FR3 Corse
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15:45 Publié dans Archéologie, Découverte, Un site archéologique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 27 mai 2005
Rezé (Loire-Atlantique) : La basilique paléochrétienne
Vous pourrez découvrir sur le site de la mairie de Rezé, plusieurs articles sur la basilique paléochrétienne mise au jour par L. Pirault, INRAP(*) que nous avons déjà évoqué ici. clic

clic
Cette page présente un bref aperçu de l'histoire de Rezé, l'antique Rabatium et renvoie à des articles ou dossiers sur différents thèmes.
En ce qui concerne l'Antiquité tardive, vous pouvez lire notamment :
• l'article sur la Chapelle Saint-Lupien : "La Chapelle Saint-Lupien", article de Lionel Pirault (INRAP)ici
• l'article sur la Basilique de la Tanière: "Une basilique paléochrétienne", article de Lionel Pinault (INRAP) ici
• l'article sur le remblaiement des vestiges de la Basilique de la Tanière : "La basilique recouverte" ici

(*) INRAP clic
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Lire aussi :
L. Pirault, "La basilique paléochrétienne de Rezé, p. 30-37, Archeologia, 422, mai 2005.
07:00 Publié dans Un site archéologique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 26 mai 2005
BIBLIOGRAPHIE : Archeologia, 422, mai 2005

mai 2005
Dans ce numéro, deux articles concernant l'ATP :
1. Une exposition colossale à Rimini
Eva Bensard, "Constantin le Grand", p. 18-29"Le premier empereur chrétien fait l'objet d'une grande exposition réunissant des vestiges majeurs venus de toute l'Europe. Sculptures colossales ou fines orfèvreries, l'art qui est né sous son règne reflète un savoir-faire bien éloigné de l'idée de décadence romaine attachée à cette époque." ....
De nombreuses photos illustrent cet article. A ce propos, une petite erreur s'est glissée p. 23 : les légendes des photos ont été inversées. La tête de bronze de Constantin (à gauche) qui illustre d'ailleurs l'affiche de l'exposition ainsi que la couverture d'Archeologia, est bien conservée à Rome, alors que la seconde tête de bronze (à droite) est, elle, conservée à Belgrade.
Voir aussi la note :
EXPOSITION : Constantin le Grand
2. France, Rezé (Loire-Atlantique)
Lionel Pirault (INRAP), "La basilique paléochrétienne de Rezé", p. 30-37"Une importante basilique paléochrétienne du IV° siècle a été mise au jour sur le site de Ratiatum, ancienne agglomération gallo-romaine. Très bien préservée, elle a notamment livré d'exceptionnels fragments de verre à vitre."...
L'auteur de l'article est l'archéologue qui a procédé aux fouilles.
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"Constantin", Auteur photo: Mary Harrsch
Licence Creative Commons
07:00 Publié dans Bibliographie, Exposition, Un site archéologique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 30 avril 2005
La Villa de Toralla (Vigo, Espagne)

Il se confirme - à la vue des dernières découvertes archéologiques - que le port de Vigo (Espagne) était au IV° siècle, une étape importante sur les voies commerciales maritimes entre la Méditerranée et le littoral atlantique romanisé. Ces affirmations sont étayées par les résultats des recherches que le Département d'Histoire de l'Université de Vigo effectuent sur le matériel trouvé sur le chantier de fouilles de la Villa de Torralla
Fermin Pérez, archéologue et directeur des fouilles du site de Toralla, a évoqué, lors d'un congrès en France, la découverte à Vigo d'une série de pièces de céramique fine provenant d'Afrique du Nord (1).
Il est d'ailleurs prévu vers le milieu de l'année prochaine (donc en 2006), d'organiser à Vigo un colloque international autour des découvertes faites sur ce site. L'Université de Vigo accueillera cette réunion d'experts mondiaux de l'époque romaine tardive (2).
Le gisement archéologique est localisé sur la pointe Toralla, située face à l'île homonyme entre les plages O de Vao et Canido. L'endroit est aussi connu sous le toponyme de Vilamar et, surtout, sous la dénomination populaire "Propriété Mirambell" dérivée du nom de famille de l'ex-propriétaire du terrain.
Administrativement, le gisement appartient à la paroisse de San Miguel d'Oia, Mairie de Vigo. D'un point de vue cartographique, le site est localisé par les coordonnées UTM 517040-4671830, feuille nº 223-III (Vigo), change d'échelle 1:25.000, publiée par l'IGN. (sic)
Le gisement consiste en une villa romaine, comportant une zone résidentielle (pars urbana) et une zone dévolue à l'exploitation des ressources agricoles du domaine et de la mer (pars rustica). La chronologie va du Bas-Empire à l'Epoque romaine tardive, III°-IV° siècles.
Historique de la recherche
Les premières découvertes ont eu lieu au début du XX° siècle, puis en 1990, des sondages ont été effectués. En 2002, après la reprise des fouilles, la totalité du bâtiment principal et plusieurs dépendances ont été mis au jour. pour plus de détails, voir ci-dessous.
Pour tout savoir sur la Villa de Toralla, cliquez sur le logo ci-dessous:

Source info : TERRAE ANTIQUAE (clic)
Source photos : Vigo en fotos (clic). Nombreuses photos sur le site.
Source texte : Université de Vigo, Toralla, Villa Romana (clic)
Notes
(1) Voir Fernández Fernández (A.), Vieito Covela (S.), Pérez Losada (F. E.) , "Influencias mediterráneas sobre producciones tardías regionales en el noroeste peninsular : la cerámica de engobe rojo de la villa de Toralla (Vigo)". in Posters, II° Congrès International sur la céramique commune, la céramique culinaire et les amphores de l'Antiquité Tardive en Méditerranée : Archéologie et Archéométrie, Aix-en-Provence, Marseille, Arles, 13-16 avril 2005 (clic)
(2) Jorge Lamas, Vigo, "Hallan en la villa de Toralla piezas únicas en el mundo romano del siglo IV", La Voz de Galicia, 22 avril 2005 (clic)
Sur le projet du musée de Vigo, voir:
Jorge Lamas, Vigo, "El proyecto museístico de Toralla será realidad a mediados del 2007", La Voz de Galicia, 12 avril 2005 (clic)
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lundi, 18 avril 2005
Aphrodisias in Late Antiquity
APHRODISIAS IN LATE ANTIQUITY : The Late Roman and Byzantine Inscriptions (clic)
Charlotte Roueché, King's College London
Ce site présente une base de données épigraphiques sur les inscriptions romaines et byzantines (Antiquité tardive) de la ville d'Aphrodisias (S.-O. de la Turquie). Remarquablement conçu, il permet, par une navigation particulièrement aisée, de consulter très facilement les multiples données enregistrées dans la base.
L'essentiel, c'est à dire le corpus des inscriptions, peut être abordé par différents critères de recherche :
Index général (clic)
- Par numéro (de catalogue) (*)
- Par section (*)
- Par zone topographique (*)
- Par date (*)
- Par type de texte (*)
- Par type de monument (*)
Chaque inscription fait l'objet d'une fiche descriptive très complète (commentaire, traduction, photo, bibliographie...).
Un exemple.
Plan général d'Aphrodisias . En cliquant, vous afficherez les plans des différentes zones(clic)
Plan du site (clic)
2° éd., @ 2004
Site sous licence
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vendredi, 15 avril 2005
EXPOSITION : Basilique secrète (Saint-Denis)

L'exposition "Basilique secrète" qui s'était ouverte le 22 Octobre 2004 à la basilique Saint-Denis où elle devait se tenir jusqu'au 6 mars 2005, joue les prolongations pour le plus grand bonheur des retardataires.
Elle sera visible jusqu'au 15 MAI 2005.
Elle aborde quatre grands thèmes dont les deux premiers nous intéressent plus particulièrement ici:
1) Les origines du site.
Témoignages de l'occupation du site sous l'Antiquité Tardive (IV°-V° siècles).
2) La nécropole du haut Moyen-Âge et son cadre architectural.
Ce thème aborde la fonction funéraire de la basilique au travers de la nécropole mérovingienne et du vaste ensemble monumental qui s'est développé aux abords de l'édifice; l'accent est mis sur les tombes aristocratiques découvertes en ce lieu et tout particulièrement sur celle de la reine Arégonde, belle fille de Clovis, morte au VI° siècle.
A noter, en parallèle, un cycle de 8 conférences [dont je vous donne tout de même les thèmes même si ce n'est plus d'actualité] qui s'est tenu entre le Mardi 16 Novembre 2004 et le 15 Février 2005, parmi lesquelles:
- "Les funérailles royales chez les Mérovingiens", par P. Périn,
Directeur du MAN (Musée des Antiquités Nationales)
le Mardi 16 Novembre 2004 (19H00 - 20H30).
- "Les tombes princières mérovingiennes de Saint-Denis" par F. Vallet, Conservateur en chef au MAN (Musée des Antiquités Nationales)
le Mercredi 1er Décembre 2004 (15H - 16H30).
- "L'archéologie raconte la ville" par N. Meyer-Rodrigues,
Directeur de l'Unité archéologique de la ville de Saint-Denis
le Samedi 29 Janvier 2005 (15H00 - 16H30).
Adresse, renseignements et accès:
Basilique de Saint-Denis
1 rue de la Légion d'Honneur
93200 SAINT-DENIS
Tél : 01 48 09 83 54
Fax : 01 48 09 83 66
basilique-saint-denis@monum.fr
Accueil Information Boutique
Office de Tourisme de Saint-Denis Plaine Commune
situé en face de la basilique
01 55 870 870
Accès
Métro Ligne 13, station basilique de Saint-Denis
En voiture, Porte de la Chapelle, prendre Autoroute A.1, sortie Saint-Denis - Centre ville
Vous trouverez tous les renseignements complémentaires concernant l'exposition sur la page du site "Monum" (clic)
Voir aussi

Tourisme93.com
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NB: Le Numéro d'Octobre 2004 des "Dossiers d'Archéologie" (n° 297) est entièrement consacré aux thèmes abordés dans l'exposition.
SAINT-DENIS, de Sainte Geneviève à Suger
N° 297- Octobre 2004 - 9,50 €-ISSN : 1141-7137
Introduction
Les premiers temps de Saint-Denis
Les blocs sculptés remployés dans la crypte
Fragments d'enduits peints antiques
Les pigments utilisés à Saint-Denis de l'Antiquité au haut Moyen Âge
La nécropole mérovingienne de la basilique de Saint-Denis
L'étude des pièces d'orfèvrerie rehaussées de grenats
Fragiles vestiges de costumes princiers
Les sarcophages de pierre de Saint-Denis
La nécropole du haut Moyen Âge et son cadre architectural
Le chancel de la basilique primitive de Saint-Denis
Le décor des sarcophages de plâtre
La céramique ornée mérovingienne dans l'environnement de la basilique
La description de la basilique Saint-Denis en 799
Scramasaxes mérovingiens découverts à Saint-Denis
Les vitraux archéologiques romans
Les pierres de construction
Les marbres et roches ornementales découverts à Saint-Denis
Saint-Denis avant Suger
Monnaies, de l'époque mérovingienne au XIIe siècle
L'inscription du moine Hunus
Les travaux de l'abbé Suger à l'abbaye de Saint-Denis
La mosaïque d'Albéric dans la chapelle Saint-Firmin
Données nouvelles sur les roses du transept de Saint-Denis
Le cloître médiéval
La représentation au public d'un gobelet carolingien
Objets archéologiques
Les travaux et les jours à Saint-Denis
Les bois archéologiques de Saint-Denis
Les écuelles en bois comme exemple de traitement par lyophilisation
Enseignes de pèlerinage
Cuirs et peaux à Saint-Denis
Os, bois de cervidés et ivoire
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jeudi, 07 avril 2005
CORSE : Découverte sur le site Alban (Ajaccio, Corse-du-Sud)
Source : CORSE-MATIN, mercredi 06 avril 2005
LE SITE ALBAN LIVRE ENFIN SES SECRETS (1)
L'intérêt archéologique du quartier Saint-Jean prend de plus en plus d'importance avec la découverte d'autres sépultures - 43 au total - et de vestiges qui remontent à plus d'un millier d'années. Les fouilles seront vraisemblablement prolongées.

Il est quasiment certain que l'actuel quartier Saint-Jean était le site qui, au Moyen-Âge et à quelques dizaines de mètres près, devait accueillir le siège épiscopal. La présence d'un sanctuaire et plus sûrement d'un cimetière ne fait plus l'ombre d'un doute aux yeux des chercheurs, même si la localisation exacte pose toujours problème. Depuis quelques jours, l'équipe de Davis Istria a mis au jour toute une série de tombes - 43 au total - et vraisemblablement les restes d'une maison romaine et d'un bassin. Il est facile d'imaginer la somme de travail pour cette équipe qui se dépense sans compter sur un site qui peut encore réserver bien des surprises au fil des recherches.
Vestiges du VI° ou VII° siècle
En ce qui concerne les tombes, elles s'échelonnent dans le temps, entre le haut Moyen-Âge - VI° ou VII° siècle - jusqu'à probablement le début de l'époque moderne - XVI° siècle - car elles se présentent sous différentes formes, comme le précise Roland Chessa, l'un des archéologues sur place : "Il y a plusieurs sortes de tombes. Pour la majorité, il s'agit de coffres faits de dalles verticales et de pierres soigneusement rangées, recouvertes d'une grande dalle ; d'autres sont creusées à même la terre. On pense que ce sont les plus récentes, on les retrouve en Provence et en Italie et elles semblent classiques du Moyen-Âge. La dalle qui les recouvre permet une assez bonne conservation du corps. On découvre également un autre genre de tombe, celle recouverte, en forme de toit, à l'aide de grosses briques rouges. Ce sont sans doute les plus anciennes." Au fil des jours et des semaines, les découvertes sont devenues de plus en plus intéressantes si bien que les recherches devront très probablement être prolongées afin d'apporter toutes les précisions nécessaires sur les tombes mises au jour, même si elles s'échelonnent dans le temps. C'est bien la première fois en Corse que l'on dispose d'un ensemble funéraire aussi important. Il existe également des bâtiments sans doute plus anciens, comme le bassin mis au jour, littéralement collé à une tombe. Il pourrait s'agir, selon les archéologues, d'un ancien bâtiment artisanal. Il est probable aussi que les chercheurs découvrent à peine plus profond, une maison de l'époque romaine. C'est pratiquement une certitude : "Tout porte à croire en effet que dessous, nous découvrirons une sorte de maison ou de thermes compte tenu de la présence du bassin tout proche." Voilà en tout cas qui confirme l'intérêt archéologique du site de Saint-Jean qui, s'il a été souligné au fil des siècles avec peu ou pas de précision, commence à livrer ses secrets avec plus de certitude. Reste à savoir si une prolongation sera accordée compte tenu de l'avancée des fouilles et de l'importance des découvertes. Des décisions rapides s'imposent - les recherches sont financées par le promoteur - car les conséquences financières sont de plus en plus lourdes.Auteur : José Franchi
Photos : Alain Pistoresi
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Source : CORSE-MATIN, mercredi 06 avril 2005
Le point de vue de la Ville
La parcelle 102, sur laquelle sont menées les recherches, d'une superficie de 1000 m² a



























