lundi, 06 juin 2005
BASE JOCONDE : TISSUS COPTES

ici
Les textiles référencés proviennent de différents musées français. 119 notices sont disponibles.
16:01 Publié dans Egypte copte, Ressources et bases iconographiques, Textiles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les tissus coptes du Musée d'Ethnographie de Bordeaux 2
ici
Les tissus coptes du Musée de Bordeaux datant des III° et IV° siècles sont en ligne sur le site du musée.
Tissus coptes
Présentation d'Antinoe
Base photos : Textiles et vêtements coptes (Coll. Gayet)
16:00 Publié dans Archéologie, Egypte copte, Musées, Ressources et bases iconographiques, Textiles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 17 mai 2005
Textiles coptes : la collection Rietz
Le site de l'Académie des Sciences de Californie, California Academy of Sciences, abrite dans sa section Anthropology Department, une base de données d'Anthropologie extrêmement intéressante (plus de précision sur la base en général ici).
C'est sur cette base que sont répertoriés les textiles coptes de la Collection Rietz (81 fiches).
Avant de se lancer dans l'exploration de la base iconographique, vous pouvez aller sur la page d'accueil Coptic Textiles ici d'où vous pourrez accéder à des notes instructives, en particulier :
• Coptic Textiles Collection ici
• The History of the Copts ici
• Stylistic Groups of the Coptic Textiles ici
Enfin, bien sûr, la base de données elle-même :
• Online Collection Database :
Les tissus coptes de la collection Rietz . La base comporte 81 fiches détaillées sur ces tissus (photos disponibles). Vous voulez accéder à ces fiches à partir de la page RECHERCHE, en tapant "Textiles" dans "Category" et "Coptic" dans "Culture".
A partir des critères de requêtes de cette même page Recherche, vous pouvez en profiter pour parcourir cette base qui comporte bien d'autres choses dignes d'intérêt !
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A propos des tissus coptes, vous pouvez vous référer à l'ouvrage de
Marie-Hélène Rutschowscaya, Tissus coptes,
Ed. Adam Biro, Paris, 2000.

Recto

Verso
07:45 Publié dans Egypte copte, Ressources et bases iconographiques, Textiles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 13 mai 2005
COLLOQUE : Les archives de Dioscore d'Aphrodite
Source de l'information : calenda.revues.org (clic)
Publié par : Inès Secondat de Montesquieu
Lundi 09 mai 2005
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Histoire et culture dans l'Égypte byzantine
THE ARCHIVE OF DIOSCORUS OF APHRODITO ONE HUNDRED YEARS AFTER ITS DISCOVERY
History and Culture in Byzantine Egypt
Colloque international, Strasbourg, 8-10 décembre 2005
International Colloquium, Strasbourg (France), 8th-10th December 2005
organisé par / organized by Jean-Luc Fournet
(avec le soutien financier de l'UMR 7044 "Études des civilisations de l'Antiquité", du CNRS, de l'Université Marc Bloch de Strasbourg et de l'École Pratique des Hautes Études, Paris)
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Site du colloque Dioscore 2005 (clic)
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Présentation
Les archives de Dioscore d'Aphrodité (VIe s. après J.-C.) comptent parmi les ensembles papyrologiques les plus importants et les plus fameux jamais trouvés en Égypte. Découvertes pour une part à la fin de l'année 1905 par le Français Gustave Lefebvre, elles ont révélé au monde savant environ 650 papyrus couvrant les différents aspects de l'histoire et de la culture de l'Égypte byzantine. En même temps qu'elle livrait le premier exemplaire bien conservé de comédies de Ménandre, permettant la résurrection d'un des plus célèbres auteurs comiques athéniens, oublié par la tradition manuscrite, cette découverte mettait au jour des centaines de documents de tout genre illustrant toutes les facettes de l'histoire sociale, administrative, économique, culturelle et religieuse de cette province de l'empire byzantin un siècle avant la conquête arabe de l'Égypte. Bien des synthèses sur l'histoire protobyzantine en général continuent à s'appuyer sur cet ensemble. Et pourtant, de nouveaux textes sont encore à éditer; certains, déjà publiés, méritent d'être réédités; plus généralement la matière historique et littéraire de cet ensemble est encore sous-exploitée.
Ce colloque, le premier jamais organisé sur ces archives, tentera de faire un bilan des cent ans de recherches sur les archives de Dioscore d'Aphrodité, de présenter sous un éclairage nouveau certains des problèmes qu'elles posent et surtout de définir les priorités dans le travail qui reste à faire sur cette documentation. Les sujets qu'il abordera sont susceptibles d'intéresser non seulement les papyrologues, mais plus largement les historiens, les historiens des religions, du droit et les philologues et spécialistes de littérature.
A cette occasion, une exposition des papyrus de ces archives (connus ou inédits) de la collection de Strasbourg sera organisée en partenariat avec la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg.
Liste des participants et titre de leur communication :
· G. Agosti (Université de Messine), « Il ruolo di Dioscoro nella storia della poesia tardoantica »
· R.S. Bagnall (Université de Columbia), « Village landholding at Aphrodito in comparative perspective »
· A. Boud'hors (IRHT, CNRS, Paris), « L'apport des archives de Dioscore à la coptologie »
· J.-M. Carrié (EHESS, Paris), « Dioscore aux prises avec les réalités administratives de son temps »
· F. Colin (Université Marc-Bloch, IUF, UMR 7044), « Aphrodité avant Dioscore »
· L. del Corso (Université de Rome), « La scrittura di Dioscoro»
· J.H.F. Dijkstra (Université de Groningen), « The Church in Sixth-Century Aphrodite »
· D. Feissel (EPHE, Paris), « Les ordonnances de gouverneurs des archives de Dioscore »
· J.-L. Fournet (EPHE, IVe section, Paris, UMR 7044), « Archive ou archives de Dioscore ? »
· J. Gascou (Université Marc-Bloch, IUF, UMR 7044), « Le monachisme pachômien d'après les archives d'Aphrodité »
· N. Gonis (Wolfson College, Oxford), « Dioscorus the bad poet»
· J.G. Keenan (Loyola University of Chicago), « Villagers' Woes: A Commentary on P.Cair.Masp. II 67002 »
· M. Mircovic' (Université de Belgrade), « Landowners in Aphrodito »
· F. Mitthof (Österreichische Akademie der Wissenschaften, Vienne), « Militär und Gesellschaft im Lichte des Dioskoros-Archives »
· F. Morelli (Université de Vienne),« Die "flagornerie" des Dioskoros: Neues über den Patrikios Athanasios »
· B. Palme (Österreichische Akademie der Wissenschaften, Vienne), « Böser Pagarch und guter Dux: Dioskoros und die Obrigkeit »
· A. Papaconstantinou (Centre d'Histoire et Civilisation de Byzance, CNRS, Paris), « Dioscore et la question du bilinguisme dans l'Égypte du VIe siècle »
· G. Ruffini (Université de Columbia), « Anthropological, Sociological, and Statistical Approaches to Aphrodito »
· J. Urbanik (Université de Varsovie), « Dioscoros as a lawyer vs. Imperial Law »
· P. van Minnen (Université de Cincinnati), « More on the family papers of Dioscorus »
· E. Wipszycka (Université de Varsovie), « Le monastère d'Apa Apollos et son curateur, Aurelios Dioscore: un cas typique ou exceptionnel ? »
· K.A. Worp (Université de Leyde), « Witness subscriptions found in documents from the Dioscorus archive »
· C. Zuckerman (EPHE, IVe section, Paris), « La fiscalité d'Aphrodité à l'époque de Dioscore »
Lieu :
Université Marc Bloch de Strasbourg
Palais Universitaire
Salle Fustel de Coulanges
9, place de l'Université
67084 Strasbourg
Le 9 décembre, les séances auront lieu à la Bibliothèque Nationale et Universitaire (6, place de la République).
Date
jeudi 08 décembre 2005 au samedi 10 décembre 2005
Contact
Jean-Luc Fournet (coll.Dioscore2005@wanadoo.fr)
5, rue Saint-Maurice, F-67000 Strasbourg
06:42 Publié dans Congrès Colloques, Egypte copte, Manuscrit, Sources | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
vendredi, 06 mai 2005
Le Musée Copte du Caire
Il a été difficile pour l'art copte d'affirmer sa présence! Longtemps laissé de côté, voire méprisé, il semble aujourd'hui sortir de l'ombre et prendre sa place dans l'histoire entre l'Egypte des Pharaons et l'Egypte islamique.
Traduttore, traditore ! En conséquence, vous pourrez lire ci-dessous la traduction libre, tronquée et annotée d'un article dont vous retrouverez le texte original en fin de note.

Le Musée Copte du Caire (Coptic Museum) a été entièrement réorganisé. Une dernière étape est prévue et les collections réaménagées pourront être visibles avant la fin de l'année.
Il semble qu'il ait été difficile d'obtenir des renseignements jusqu'à présent sur les progrès de l'avancement des travaux. Le musée a été interdit au public pendant une longue période, et de récentes rumeurs laissaient entendre que certaines galeries seraient réouvertes cette année.
Le musée a été fondé il y a un siècle par Morcos Samaika. Les antiquités coptes - plus de 16 000 - ont été entassées dans un gigantesque pêle-mêle; les détails sur la provenance de la majorité des objets sont indisponibles. Ils provenaient de nécropoles abandonnées, de monastères et de sites de temples laissés à l'abandon. Il faut dire qu'à une certaine époque, les monuments chrétiens et la période ont été négligés par les archéologues.
En 1910, Samaika avait opté pour une présentation des pièces par catégories : sculpture, métal, tapisserie, manuscrits, bois, poterie, verrerie etc... Quelques galeries étaient consacrées à des objets provenant d'un site spécifique comme ceux des monastères du V° siècle de Saint-Jérémie à Saqqara et de Saint-Appolo à Baouit, mais il y avait aussi des galeries où étaient mélangés des objets provenant de différents sites.
Aujourd'hui, l'étude de la civilisation copte connaît un regain d'intérêt. Les recherches se développent, des travaux importants ont été publiés (encyclopédie copte, atlas historique, histoire de la littérature copto-arabique ...). Le Musée Copte se devait de remettre en ordre les antiquités conservées dans ses locaux.
L'art copte a eu du mal a imposé son identité. Cela est dû à la diversité de la nature du mobilier archéologique retrouvé (funéraire, liturgique, utilitaire) ainsi qu'à la double source de cet art : l'Egypte d'une part et le monde classique d'autre part, sans compter les influences syriennes et byzantines.
Les objets ont été regroupés chronologiquement dans quatre grandes périodes :
• La période pré-copte : Dès le début du III°siècle av. J.-C.
• La période proto-copte : III°-V° siècles (fin du paganisme, tendance à l'abstraction)
• La période copte : V°-VII° siècles
• La période copte tardive : VIII°-XII° siècles
Cette classification pose un problème : elle donne l'impression incorrecte qu'il existerait un essor, un âge d'or et une décadence de la civilisation copte. Or, la communauté et l'église copte sont toujours présentes et leur histoire est inscrite dans la continuité de l'Antiquité à nos jours. En outre, la terminologie de "période copte tardive" est erronée car elle ne tient aucun compte des oeuvres d'art copte réalisées sous l'occupation turque (XVIII° siècle) ainsi que de la renaissance que connait cet art de nos jours.[...]
L'équipe de El Ahram a d'abord visité dans l'ancienne aile du musée, où elle a apprécié la façon dont ont été mis en valeur les magnifiques éléments architecturaux récupérés dans de vieilles maisons coptes abandonnées au début du XX° siècle. [...]
La première étape qui consistait en la restructuration et la réorganisation du musée est achevée [...]
La seconde étape consiste à identifier et à cataloguer les objets variés. Elle est en cours. [...]
La première section qui devrait être ouverte au public à l'automne, serait la galerie de l'entrée, galerie consacrée aux objets des églises du Vieux Caire, comme par exemple, l'autel en bois du V° siècle de l'église de Saints-Serge et Bacchus, décoré de panneaux gravés comportant des décors végétaux, des oiseaux et des croix. Véritable trésor, c'est l'autel chrétien en bois le plus ancien découvert en Egypte.
Egalement destiné à cette galerie, un linteau en bois de sycomore (du V° ou VI° siècle) provenant de l'église de Al-Moallaqa, orné de deux scènes tirées du Nouveau Testament, L'entrée à Jérusalem (photo ci-contre) et l'Ascension.
Enfin les deux battants de la porte en sycomore et pin de l'église de Sainte Barbara (1). [...]
Le manque de temps n'a pas permis de parler du cas des niches, des frontons et des frises en pierre du cimetière du IV° ou V° siècle d'Ahnas el-Medineh, qui étaient exposés auparavant dans cette même galerie à l'entrée du musée. Certaines oeuvres ornées de thèmes iconographiques - comme Aphrodite nue debout dans une coquille, Léda et le cygne, Europe et le taureau, Pan - posent problème : le Musée gréco-romain les réclame, du fait que les thèmes mythologiques sont grecs. Le Musée Copte insiste, lui, sur le fait que ces oeuvres, au-delà des thèmes, représentent l'art populaire égyptien.[...]
On peut espérer que ces oeuvres, classiques par leur thème, mais coptes par leur facture, soient correctement identifiées - non comme des "produits" d'une communauté grecque païenne ou comme des objets représentant une étape dans le développement de la sculpture copte - mais bien comme des illustrations d'un art hybride issu des ateliers provinciaux coptes des communautés cosmopolites de l'Egypte.
Une autre collection de stèles funéraires, datant d'une période beaucoup plus ancienne - celle de l'époque de transition entre paganisme et christianisme - devraient aussi trouver leur place dans le musée. Ces stèles montrent les défunts en costume grec, souvent flanqués des dieux égyptiens Horus et Anubis, portant aussi bien la croix égyptienne ankh que la croix chrétienne. Ces pièces sont très importants car elles fournissent des renseignements sur les différents styles d'écriture, sur les idiomes, sur les différents symboles de l'Egypte copte ainsi que sur les noms de nombreuses villes et villages
Photos de l'article
Leda et le cygne, un exemple de la fusion artistique, produit dans les ateliers provinciaux, montrant les mythes et légendes grecques transcrit dans le style de l'art populaire égyptien.
Chapiteau copte, corbeille ornée de rinceaux de vigne.
Peigne, ivoire, H.: 11 cm, l. 9 cm, Deir Abou Hennis, près d'Antinoé, VI° s., Face: à gauche, scène de la résurrection de Lazare, à droite, la guérison de l'aveugle, Musée Copte, Le Caire (N° Inv. : 3655) (2)
Panneau d'ivoire représentant le Christ.
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(1) Voir L'art Copte [Catalogue d'exposition, Paris, Petit Palais, 17 juin-15 septembre 1964], ed. Ministère d'Etat des Affaires Culturelles, Paris, 1964, n° 92, p. 111, 108-109 (ill.), Porte, bois avec reliefs, H.: 2,40 m, l.: 1,07 m, Eglise Sainte Barbara, Vieux Caire, IV° s., sur le devant, deux bandeaux supérieurs présentant le buste du Christ dans une guirlande que portent deux anges, chacun d'eux suivi d'un personnage;deux autres bandeaux plus bas montrent l'un le Christ dans la mandorle, l'autre Marie avec les douze apôtres; entre les deux, le Christ à gauche, Saint Marc à droite. Partie inférieure de la porte reconstituée, Musée Copte, Le Caire (N° Inventaire: 738)
(2) id., n° 90, p. 106-107 (ill.).
Site du Musée Copte(clic) Hummm! Gros problèmes de navigation (du moins en ce qui me concerne)
L'article original:
"A niche for Coptic identity"
Source: Al-Ahram (clic)
Auteur : Jill Kamil
28 avril-4 mai 2005
A niche for Coptic identity
The Coptic Museum is approaching the last stage of structural restoration prior to its official re-opening this year as a state-of-the-art museum. Jill Kamil looks into what's going on.
It was no easy matter to gain access to a building that was being restored -- or transformed, rather -- and even more difficult to find someone able, or willing, to talk about progress, plans and deadlines. The Coptic Museum has been off-limits to visitors for a long while now, and with rumour circulating that some galleries would re-open this year, Al-Ahram Weekly sent a team to investigate.
The reason for our interest was that no attempt had ever been made to sort out this huge jumble of Coptic antiquities of more than 16,000 objects according to historical sequence. This was understandable a century ago, when Morcos Samaika founded the museum, because provenance details for the bulk of the objects were not available. They had been collected haphazardly from abandoned burial grounds, derelict monasteries and ancient temple sites. Because Christian monuments were of little concern to early archaeologists, objects were trodden into the earth, covered by sandstorms, or used for garden decorations. In a word, neglected.
When in 1910 Samaika assembled the wide array of objects which revealed different ethnic influences, it presented him with a dilemma: how to put them into some semblance of order? He opted for the easy way out. He grouped the objects into media -- stonework, metalwork, tapestries, manuscripts, woodwork, pottery, glassware, etc. A few galleries were devoted to objects from a single source, like those from the fifth-century monasteries of St Jeremais at Saqqara and St Apollo at Bawit, but there were also galleries of "miscellaneous objects".
Today, with institutions that give more or less regular courses of Coptology in no fewer than 47 countries around the world, and in view of important achievements in the last three decades (which include the publication of a Coptic encyclopaedia, historical atlas, handbook of liturgy, and a history of Copto- Arabic literature), it was confidently expected that Coptic Museum officials had already drawn up a plan for the appropriate rearrangement of antiquities designed to provide a true niche for Coptic identity. Yet so far this is not apparent.
For generations, art historians -- largely Western -- have had trouble in identifying Coptic art. One of the reasons is that it includes works of diverse character -- from burial grounds, churches and monasteries as well as a wealth of utilitarian objects. Another is that Coptic art clearly reveals a debt to two main sources: Egypt and the classical world, as well as influences from Syria and Byzantium. The objects were roughly grouped into four distinct phases of Coptic art: the so-called pre-Coptic period from the first to the third centuries BC when Egyptian, Hellenistic naturalism, and Greek-Egyptian influences were strong, as well as Persian, Byzantine and Syrian; the period vaguely described as proto-Coptic (late third to fifth centuries) when paganism was outlawed, ancient gods no longer incorporated into works, and when there was more of a tendency towards abstraction; the Coptic Period (fifth to the seventh centuries); and the "final" Coptic period from the eighth to the 12th centuries.
The flaw in such classification is apparent. For one thing, it gives the erroneous impression of a rise and fall in Coptic culture, whereas the Coptic Church is in fact a living church, and continuity in its art -- as well as in its language, music and liturgy -- can be traced from the ancient past to the present. Furthermore, there is no such thing as a "final Coptic period", because some great works of Coptic art were produced under the Ottoman Turks in the 18th century -- and there is a revival today.
When the Weekly sent its team to the Coptic Museum it was with the express purpose of finding out what steps were being taken to remedy the faulty period categorisation and place the objects of the collection in historical sequence. It was also to find out what steps were being taken properly to classify Egypt's unique hybrid culture taken from Greek burial grounds.
Having successfully made our way, metaphorically speaking, through red-taped corridors, accompanied by a conservator and various officials, we first went to the Old Wing of the museum where we were delighted to see that attention had been given to the magnificent architectural elements salvaged from derelict Coptic houses at the turn of the 20th century and incorporated into its structure. Focus has been drawn by well-placed lighting to the restored wooden lintels and ceilings, ceramic tile decorations, brass chandeliers, mashrabiya woodwork and stained glass windows. The Old Wing is itself a virtual museum, even without the objects which will be displayed in the new modern cabinets but which were still in their wrappings at the time of our visit.
We were told that a committee of experts had been formed to deliberate on how this major museum could best achieve its goals, and that the first stage of the three-stage plan was now complete; structural and restoration on both wings was finished; there would be a smooth flow of visitors through the galleries, leading to a new outdoor section for large objects that originally stood in the museum garden. Research and study areas were pointed out to us.
The second stage of the plan -- to identify and categorise the various objects -- was already underway, we were told. However our queries as to whether this meant that patriarchal chairs in woodwork would now be appropriately united with patriarchal crowns and ecclesiastical vestments; and whether the wooden doors of ancient churches and monasteries would now be displayed with their metal bolts and keys, drew a blank. No direct answer was forthcoming. Yet we did learn, with pleasure, that at the helm of the team of experts for the third stage -- to supervise the placement of the objects with appropriate lighting and accurate multi-lingual labels -- was Gawdat Gabra, Egypt's foremost Coptologist and director of the Coptic Museum in the 1970s.
It was not difficult to contact Gabra, and despite the fact that he was flying to the United States two days later, where he was to present a course on Coptic studies, he was enthusiastic about sharing his innovative ideas with the Weekly. He said the entrance gallery would be transformed into an exclusive area for the display of objects from the churches in Old Cairo.
"This will be the first section of the museum to be opened, hopefully in the autumn," Gabra said, going on to say that the gallery would include such treasures as the fifth-century rectangular altar from the Church of Saints Sergius and Bacchus, one of the most important pieces -- in fact the oldest Christian wooden altar found in Egypt, and decorated with panels engraved with rich foliate ornamentation of birds and crosses. Other unique objects destined for this gallery are a large sycamore wood lintel, also from the fifth or perhaps the sixth century, from the Al- Moallaqa Church (the Hanging Church), which features two scenes from the New Testament: the entry into Jerusalem and the Ascension; and the two leaves of the sycamore and pinewood door from the Church of Saint Barbara.
"This was discovered between two walls during the restoration of the church and is the most significant of the few existing doors from the Roman and Byzantine periods," said Gabra, who is already preparing a concise guidebook to these treasures to be published before the official opening of the gallery, and is also working on a comprehensive guidebook to all the monuments in the museum.
Sadly, time did not permit further discussion on the categorisation of objects, or indeed details of where the unique stone niches, pediments and friezes from a fourth or fifth-century churchyard in Ahnas, near Beni Sweif, hitherto in the entrance gallery, would be relocated. These monuments are of special interest to the Weekly because, when they were first brought to Cairo, scholars argued endlessly about where they belonged. Classicists tended to regard them as a debased form of art, while Coptologists questioned the advisability of identifying as Coptic art nude figures of Aphrodite in a shell, Leda and the swan, Europa and the bull, or the cloven-hoofed Pan seducing a dancer holding a sistrum. The creations were technically unsophisticated and nobody really understood them. The Graeco-Roman Museum made a claim to them based on the fact that the subject matter and mythology was Greek. However the Coptic Museum insisted that, subject matter notwithstanding, the pieces represented Egyptian popular art.
It so happened that from the sixth century BC an artistic fusion resulted from the encounter between the Greek and Egyptian worlds. Greek immigrants settled in the Delta, predominantly but not exclusively at Naucratis on the Canopic branch of the Nile. There and elsewhere, a mixed culture emerged long before the Greek conquest by Alexander. One of the results of this contact was the creation of a new art form that portrayed the myths and legends of Greece in the style of Egyptian popular art. This enigmatic art by anonymous sculptors bears the marks of Coptic workmen in their simplified features, treatment of hair and beard, front-view faces with large, wide open eyes, and deeply- carved foliate decorations.
It is hoped that these objects, classical in subject matter, Coptic in execution, will be appropriately identified -- not as the products of a pagan Greek community, nor as a mere stage in the development of Coptic sculpture, but as a unique hybrid art produced in Coptic provincial workshops in cosmopolitan communities in Egypt.
Another collection of important funerary stelae that should appropriately be placed in the soon-to-be-opened museum are those produced during a much earlier period -- during the transition from paganism to Christianity. They show the deceased clad in Greek dress, either reclining on a couch or standing with arms raised and bent at the elbows, frequently flanked by the ancient Egyptian gods Horus and Anubis, sometimes featuring both the ancient Egyptian ankh or key of life, and the Christian cross. These pieces are also historically important because they provide evidence of different styles of Coptic writing, idioms, and symbols as well as the names of many towns and villages.
The Weekly looks forward to the opening of the first gallery of the Coptic Museum before the year is out.
11:20 Publié dans Egypte copte, Musées | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 13 avril 2005
EGYPTE : Découverte de trois manuscrits coptes du VI° s.
Voici la première note d'une série d'informations un peu anciennes que j'avais posté sur le Groupe ATP (Yahoo). Mais en archéologie, la notion du temps n'est pas la même que celle du commun des mortels ;-]
Ces quelques semaines de retard ne représentent pas grand chose ! Et puis il vaut mieux tard que jamais!
DECOUVERTE DE TROIS MANUSCRITS COPTES DU VI° SIECLE EN EGYPTE

C'est à Gourna - aux environs de Louxor (Haute Egypte) - qu'une équipe d'archéologues polonais a découvert trois manuscrits coptes datant du VI° siècle. Ils décrivent les premiers rites religieux de la communauté chrétienne d'Egypte.
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Agence France-Presse
Le samedi 19 février 2005
Égypte : Découverte de trois manuscrits du VIème siècle
Le Caire
Trois manuscrits coptes du VIème siècle décrivant les premiers rites religieux de cette communauté chrétienne d'Egypte ont été découverts cachés dans une tombe pharaonique à Gourna, près de Louxor (700 km au sud du Caire).
Ces manuscrits ont été découverts par la mission archéologique polonaise en Egypte. «C'est la découverte copte la plus importante après celle des textes de Nag Hammadi», a indiqué Zahi Hawas, secrétaire général du Conseil supérieur des Antiquités (CSA), lors d'une conférence de presse samedi.
Les textes de Nag Hammadi (Haute-Egypte, 600 km au sud du Caire) ont permis d'identifier les quatre Evangiles de Jean, Marc, Mathieu et Luc. Ces textes de Nag Hammadi, au nombre de douze, formés de cahiers de papyrus reliés de cuir, avaient été découverts fortuitement en 1945 par des paysans qui déterraient une jarre.
M. Hawas a souligné que le recours à une tombe pharaonique pour cacher ces manuscrits «montre la persécution dont les coptes étaient victimes sous les empereurs romains».
Thomas Gorik, chef de la mission archéologique polonaise, a indiqué que les trois manuscrits étaient ensevelis sous le sable dans une tombe de briques crues qui remonte au Moyen-Empire (2000-1800 AV-JC).
«Le premier manuscrit mesure 22,5 cm de long et 17 cm de large. Le nombre total de ses pages est inconnu. Il est déposé dans un coffre en bois carré, décoré de l'intérieur de graphismes grecs, mais ne portant aucune décoration à l'extérieur» a-t-il dit.
Le deuxième manuscrit est relié en cuir et décoré de petits cercles. Il compte 50 pages, comme le troisième manuscrit, qui est, lui aussi, relié en cuir, mais en mauvais état.
Source: Cyberpresse (clic)
Source photo : message 283 du groupe Terrae Antiqvae (archives publiques)
07:35 Publié dans Archéologie, Découverte, Egypte copte, Manuscrit, Sources | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 03 avril 2005
Judas, un 5° évangéliste ?
Judas, l'apôtre traître qui aurait livré le Christ aux Romains, aurait été un évangéliste.
Une fondation suisse, la Fondation Maecenas pour l'art ancien, a entrepris la traduction d'un papyrus en copte (dont le carbone 14 a établi qu'il avait été rédigé au IIIe ou IVe siècle après J.-C.), présenté comme "l'Evangile selon Judas".
Les chrétiens reconnaissent quatre évangélistes: St Marc, St Luc, St Mathieu, St Jean.
Irénée avait d'ailleurs dénoncé ce texte, dont l'original était sans doute en grec, dans un écrit contre les hérésies.
"C'est la seule source claire qui permet de savoir qu'un tel évangile a existé", selon le directeur de la Fondation Maecenas, installée à Bâle, Mario Jean Roberty. Pour l'instant, celui-ci ne veut pas se prononcer sur le contenu du texte avant sa publication en allemand, anglais et français. "Nous ne voulons pas encore révéler le côté exceptionnel de ce que nous avons entre les mains", précise-t-il.
L'existence de l'"Evangile" en cours de traduction était attestée par le premier évêque de Lyon, Saint Irénée, au IIe siècle.
Le mystère reste entier sur le ou les véritables auteurs de l'oeuvre. Selon la tradition, Judas aurait livré Jésus aux Romains qui l'ont ensuite mis à mort sur une croix, procédé couramment employé à l'époque pour les exécutions. Pris de remords, l'apôtre traître se serait pendu. "Personne ne peut affirmer que Judas en personne a écrit" le texte arrivé jusqu'à nous en copte (langue des chrétiens originaire d'Egypte), note Mario Jean Roberty.
Selon lui, les autres évangiles n'ont probablement pas été rédigées par leurs "auteurs" supposés. Au Concile de Nicée (Turquie) réuni en 325 à l'initiative du premier empereur romain chrétien, Constantin, l'Eglise naissante a limité à quatre les évangiles transmettant l'enseignement du Christ. Seuls les textes attribués à Marc et aux apôtres Jean, Luc et Matthieu ont été retenus.
Mais une trentaine d'autres textes, dont certains sont connus, ont été écartés "car ils étaient difficilement réconciliables avec ce que Constantin voulait avoir comme doctrine politique", affirme le patron de la fondation bâloise.
Reste à savoir si le texte du manuscrit en cours de traduction est authentique... De fait, l'origine du manuscrit est mystérieuse. Après sa découverte en moyenne Egypte dans les années 1950 ou 1960, il aurait fait un bref passage en Suisse avant de dormir dans un coffre-fort aux Etats-Unis pendant 20 ans. Ce n'est qu'à la fin des années 1990 que son contenu a été établi et le manuscrit racheté par Maecenas en 2001.
Après avoir restauré le document, le travail d'analyse et de traduction a été confié à une équipe de "coptologues" dirigée par le professeur Rudolf Kasser, un retraité de l'université de Genève.
La fondation Maecenas, qui s'efforce de protéger les découvertes archéologiques dans des pays pauvres, a prévu d'organiser des expositions et un film documentaire autour de la publication de l'ouvrage. Le lancement du texte intégral, à Pâques 2006, sera accompagné par des ouvrages grand public racontant l'aventure de la découverte de l'oeuvre.
Publié le 30/03 à 15:20
Source, France 2 Culture er Loisirs Archéologie
15:25 Publié dans Egypte copte, Manuscrit, Sources | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
























